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Ressources · Réglementation

Analyse de double matérialité expliquée

L'analyse de double matérialité est le point de départ de tout reporting CSRD. Elle détermine quels thèmes sont matériels — donc ce que vous publiez, et ce que vous ne devez pas publier.

Mis à jour le

La double matérialité en bref

Quoi ?

La méthode de détermination des thèmes de durabilité matériels. Base de tout rapport CSRD et ESRS, exigée par l'ESRS 1.

Deux perspectives

Matérialité d'impact (de l'intérieur vers l'extérieur : ce que l'entreprise provoque) et matérialité financière (de l'extérieur vers l'intérieur : risques et opportunités pour l'entreprise). Une seule des deux suffit.

Résultat

Une liste motivée de thèmes et sous-thèmes matériels avec les incidences, risques et opportunités (IRO) associés.

Pourquoi ?

Seuls les thèmes matériels déclenchent des obligations de publication. À l'inverse, les points de données non matériels ne doivent pas être publiés, sauf comme informations supplémentaires clairement signalées (ESRS 1, section 8.2).

Questions fréquentes sur l'analyse de double matérialité

IRO signifie impact, risk and opportunity — incidence, risque et opportunité. Les IRO sont les objets de l'évaluation : pour chaque thème de durabilité, les IRO concrets de l'entreprise sont identifiés et évalués.

Oui. L'ESRS 1 l'impose à toute entreprise assujettie. Sans analyse documentée, aucun rapport conforme à la CSRD n'est possible, car le périmètre du rapport serait injustifié.

Non. Les incidences négatives réelles sont évaluées sur la seule gravité. La probabilité n'intervient que pour les incidences négatives potentielles. Les incidences positives sont évaluées sur l'ampleur et l'étendue, pas sur la gravité. Pour les incidences négatives potentielles sur les droits humains, la gravité prime.

Pas nécessairement. La norme n'exige aucune notation quantitative ; une évaluation qualitative peut suffire. Un système de notation aide à la traçabilité vis-à-vis de l'auditeur, mais n'est pas une fin en soi.

À chaque date de clôture, vous examinez si quelque chose de matériel a changé — dans le modèle d'affaires, la chaîne de valeur ou l'environnement réglementaire. Vous n'actualisez qu'alors. Il n'existe aucune obligation de réévaluation annuelle. Que de nombreuses entreprises refassent l'analyse tous les deux à trois ans relève de la pratique, non de la règle.

La norme n'exige pas un processus d'enquête dédié à la seule analyse de matérialité. Ce qui compte, ce sont les résultats de la consultation qui a déjà lieu au titre du devoir de vigilance. Via l'ESRS 2 IRO-1, vous publiez si l'évaluation s'appuie sur le processus de vigilance et, si une consultation a eu lieu, comment elle a éclairé l'évaluation.

Oui, dans deux cas. En principe, le jeu révisé interdit de publier des points de données non matériels, afin d'alléger les rapports. Vous pouvez toutefois inclure des informations supplémentaires non matérielles si d'autres textes législatifs ou des cadres reconnus comme la GRI les exigent, ou si certains utilisateurs en ont besoin. Vous devez les signaler clairement comme ne résultant pas de l'analyse de matérialité (ESRS 1, paragraphes 107–109). Seule l'ESRS 2 s'applique indépendamment de la matérialité. Si E1 est jugé non matériel, cela doit être expliqué.

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Mener la double matérialité de façon structurée

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